PROLONGATIONS (PRATIQUER LE THÉÂTRE)

C’est par le corps que l’on est atteint au cœur du monde. Frantz Fanon

Tous les mardis de 14h à 17h au Maquis (12 rue Victor Eusen à Brest)
Ouvert à TouTEs (y compris aux personnes n’ayant eu aucune pratique du théâtre)

Le travail que nous voulons mener à travers Ressorts et ses prolongations dépasse les notions de bien-être ou de développement personnel. Il s’agit d’interroger, par des pratiques des corps et du mouvement, comment, pourquoi et contre quoi faire résistance. Ainsi, nous souhaitons mettre en place des ateliers de transmission et/ou de recherche collective. Du théâtre, de la danse, de la philosophie, des écritures…

Prochains cycles : ÉCRITURE ET RÉALISATION
De l’écriture à la réalisation d’un cabaret.

Cycle 7 (08/09 – 15/09 et 22/09) – Danse et écriture / Caroline Denos et Maïna Madec 
Comment rendre compte, révéler ce qu’on imagine ou ce que l’on vit ? 
L’écriture, la parole, les gestes, la présence des corps en sont des moyens. Quand la danse fait récit ou le récit prend corps. Dans ce cycle de trois séances nous chercherons comment mêler des danses et des histoires.

Cycle 8 (29/09 – 06/10 et 13/10) – Raconter des histoires. Écrire pour la scène / Maïna Madec 
Depuis la nuit des temps, les humains racontent des histoires. Elle lui doit sa survie. Nous savons toutes et tous raconter des histoires et pourtant nous sommes parfois confrontés à la page blanche. Nous mettrons en lumière notre capacité à raconter des histoires en utilisant les supports qui conviennent à chacun.e, oral, écrit, par le geste…Comment structurer mon récit pour le faire avancer ? Quels récits pour le théâtre ?

RÉALISATION D’UN CABARET DU SOLSTICE
Vendredi 18 décembre 2026 à 19h au Maquis
Préparation les mardis de 14h à 17h
03/11 : Le choeur (Ida Hertu)
10/11 : Le singulier et le collectif (Marie Van Acker)
17/11 : Improvisation et danse (Manue Gaquere et Patrick Le Bihan)
24/11 : Personnages et figures (Louise Morin et Gaël Le Guillou)
01/12 : Jeu masqué (Lionel Jaffrès et Florent Le Doaré)
08/12 : Écriture et danse (Maïna Madec et Caroline Denos)
+ Journées entières
Jeudi 17 et vendredi 18 décembre 2026
CABARET DU SOLSTICE – Vendredi 18 décembre 2026 19h

Inscription par mail : contact@theatredugrain.com
L’inscription par cycles de 3 séances est obligatoire (voir les dates plus bas)
Adhésion au Maquis demandée (à partir de 5€)

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FABRIQUER DU ON
Vivre ensemble une même expérience demande des règles et une acceptation des singularités. Agir ensemble dans un espace et un temps commun oblige la prise en compte de chacun.e et permet à chaque personne de définir ou redéfinir une position au sein du groupe.

> Cycle 1 (27/01 – 03/02 – 10/02) — Faire groupe et lâcher prise
Construire une ambiance et une confiance dans le groupe qui permette la prise de risque individuelle.

> Cycle 2 (03/03 – 10/03 – 17/03) — Le chœur / Ida Hertu
Expérimenter le mouvement collectif qui devient l’expression d’un ON.

> Cycle 3 (24/03 – 31/03 – 07/04) — Le singulier dans le collectif / Marie Van Acker
Faire groupe ne veut pas dire être identiques. Le groupe doit se nourrir des singularités.

RÉEL, SYMBOLIQUE, FICTION
Nos corps rendus visibles par la pratique du théâtre sont situés, traversés par l’histoire, par les rapports sociaux, par le politique. Qui je suis sur ce plateau ? Qu’est-ce que je représente ? Qu’est-ce que je donne à voir ? Ce sont les questions fondamentales que doivent se poser les acteurs dans un va-et-vient permanent entre soi et le monde.

> Cycle 4 (28/04 – 05/05 – 12/05) — Masque / Lionel Jaffrès, Eric Hervé et Florent Le Doaré
Le masque cache le visage mais révèle le corps, parfois malgré nous. Privé de visage, le corps est directement exposé au regard, au jugement, à la projection. L’expression n’advient que lorsqu’il y a congruence entre l’expérience intérieure et ce que le corps donne à voir.

> Cycle 5 (19/05 – 26/05 – 02/06) — Personnages & figures / Louise Morin
Au théâtre, le personnage est quelqu’un dans une histoire, parfois intime. La figure est quelque chose qui agit, traversée par des forces sociales, historiques et politiques.

> Cycle 6 (09/06 – 16/06 – 23/06) — Improvisation / Emmanuelle Gaquere et Patrick Le Bihan
Jouer avec nos corps, avec de possibles personnages, avec ce que nous représentons en créant des situations ou des gestes c’est ce qui, possiblement, précède l’écriture.

Coordination le Grain
En partenariat avec Ressorts et Le Maquis

WEEK-END MAQUISARD

Une fois par an, les maquisard.e.s se réunissent le temps d’un week-end. Ce moment est l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et de poser les perspectives pour l’année suivante. Il s’agit d’un week-end de réflexion permettant de ré interroger le projet du Maquis, son fonctionnement ainsi que de le faire évoluer. Son contenu est proposé par la commission structuration. Ce week-end est aussi l’occasion de cuisiner collectivement et de profiter d’un cadre festif. 

En 2026, nous nous retrouverons les 30 et 31 mai à la ferme du Guerniec à Daoulas.

Le (théâtre du) Grain

Présentation

Depuis plus de vingt ans, le Grain travaille avec des ouvrières, chômeurs, réfugié.e.s, enseignant.e.s, artistes de différentes disciplines, climatologues, sociologues, anthropologues, philosophes, éducateurs, collégien.ne.s, étudiant.e.s, habitant.e.s de quartiers populaires… Chacun.e à sa manière, à son échelle, témoigne d’une complexité humaine et d’une expertise. Leurs écritures s’inspirent de ces rencontres, ils écoutent ces différentes manières de regarder le Monde et d’agir sur celui-ci.

Le Grain affirme une démarche artistique et politique qui se déploie au long cours et qui propose des formes d’écritures scéniques hybrides et expérimentales.

Nous tentons de connecter différentes échelles et dimensions et, pour cela, nous mettons en place des expériences d’immersion. Parmi celles-ci, nous avons participé à quatre campagnes océanographiques de paléoclimatologie, créé plusieurs spectacles dans un quartier populaire à Brest, accompagné des groupes de chômeurs,
de réfugiés, de jeunes adultes pour des créations partagées, proposé des journées d’expérimentation artistique à des collégiens… Ces rencontres par l’écoute, le théâtre, les sciences, par un travail autour de la place des corps, autour du corps qui résiste, de la parole qui libère, font émerger un désir fort de partager nos vécus et réflexions.

Les artistes qui s’engagent dans ces travaux de recherche s’inspirent du Monde et de sa réalité tangible pour en restituer un point de vue sensible et tendant vers un propos universel. Il ne s’agit pas de refléter ce qu’on voit et de faire du théâtre un simple miroir mais de chercher par des procédés d’agencement, de transposition et de réécriture à poser un regard oblique qui déplace et qui agit sur nos représentations du réel.

Ainsi, chacun d’où l’on est, nous regardons un même objet, expérimentons, explorons ensemble. Artistes, scientifiques, citoyens, nous étudions à la loupe ce qui nous entoure et nous tentons de comprendre un système plus grand au sein duquel nous sommes agis et avec l’ambition de contribuer à sa transformation. Nous observons les détails, les échantillons, les intimités tout en cherchant à agrandir les échelles et, ainsi, nous cherchons à gagner en lucidité. Nous partageons les incertitudes et affirmons l’idée d’un théâtre comme endroit d’émancipation tant pour les publics que pour celles et ceux qui le pratiquent.

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De nombreux projets de la compagnie sont associés au Maquis par l’utilisation du lieu, l’implication des maquisard.e.s, la participation à la démarche d’accueil et de la Fabrique du ON : festival OBLIQUES, le festival Anthroposcène, TraversCité, Fenêtres ouvertes, Habités!, Ressorts, Défi éloquence, Identités Dévoilées

Les filles de la pluie

Présentation 

Les Filles de la Pluie aspirent à être porteuses de questionnements sur le monde et notre société contemporaine.

La troupe réunit des personnes pratiquant le théâtre en amateur mais se veut surtout un collectif d’individus militants passionnés par la création artistique et la vie de la cité.

Plus d’infos

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Les piqueteros

Nous sommes les Piqueteros …

 Merapi – Crédit photo : Maud Carrière

Les piqueteros sont nés en 2002 d’une rencontre et d’un constat.

La rencontre

À l’occasion du second festival « Enrageons-nous » à Brest, huit chômeurs en lutte croisent des comédiens des « Filles de la Pluie ». Ils décident de ne pas se quitter et fondent la troupe « les piqueteros » (du nom des groupes de chômeurs argentins).

Le constat : Les chômeurs, les précaires, les travailleurs…, tous ceux qui supportent le plus la brutalité des reculs sociaux, doivent prendre la parole eux-mêmes car personne ne le fera à leur place. Ainsi, le choix d’écrire collectivement s’est imposé comme une évidence.

L’armée des ombres (2004)

Après deux ans de travail consacré à la formation des futurs comédiens, à l’écriture du texte et de la mise en scène, puis aux répétitions, la première de « L’armée des ombres » a eu lieu le 9 avril 2004. L’armée des ombres, c’est une métaphore. Les chômeurs sont dans l’ombre des travailleurs. Avec le temps ils deviennent l’ombre elle-même. Une ombre menaçante qui resserre les fesses de ceux qui travaillent… La pièce a été jouée plus de trente fois en 2004 et 2005 dans les festivals de théâtre, mais aussi dans des usines en lutte, en prison, avec des comités de chômeurs…

Les piqueteros cherchent toujours à aller là où le théâtre se fait rare. La troupe s’est étoffée (quatre groupes travaillent en parallèle sur quatre projets indépendants), les comédiens se sont affirmés, mais la rage est restée la même.

Prolo (2007)

L’un des groupes s’est emparé du thème du travail avec cette question simple : les chômeurs souffrent, c’est une évidence, mais est-ce que les travailleurs jouissent ? L’aboutissement, c’est « Prolo », et le constat est amer.

La pièce est née le 11 octobre 2007, et un an après elle remporte le Louis d’Or du festival international Théâtra de Saint-Louis. Elle a été jouée plus de quarante fois, et ce n’est pas fi ni. Tout en jouant, les comédiens de « Prolo » travaillent à leur prochaine écriture.

Permission de penser (2009)

Les piqueteros rencontrent les étudiants en lutte contre la loi LRU (mars 2009). Avec eux, ils écrivent un texte sur le mouvement en cours, et ils les forment à la scène. La pièce « Permission de penser » sera joué trois fois pendant le mouvement et trois fois après. Elle est pour l’instant en sommeil, mais il est prévu qu’elle renaisse sous une autre forme.

Merapi (2010)

Quatre femmes et un homme revisitent leur propre vécu pour écrire « Merapi ». C’est le quotidien de la précarité et des portes closes qui est disséqué sur la scène.

Libéré(e)s sur paroles (2010)

À partir de témoignages de taulards, deux piqueteros cherchent à représenter la douleur de l’enfermement sur la scène. Mais aussi la révolte.

Polaris (2014)

Polaris, c’est l’étoile polaire, le pivot de la voûte céleste. Les sept ouvriers de l’atelier H ont le nez braqué dessus, à l’occasion d’une énième nuit sans sommeil, pendant l’occupation de leur usine sans nom. Pourtant, tout au long de cette fameuse nuit, la situation se dégrade, et dehors, la menace policière se fait pressante.

Qu’en est-il du rapport de force entre le capital et le travail aujourd’hui, à l’heure des délocalisations à tous crins et de la précarité universelle? Pourquoi lutter quand c’est sans espoir de gagner ?

 

Avec de nouvelles pièces sur les routes, les piqueteros rêvent de vous rencontrer. Pour parler un peu du monde comme il va…

Polaris – Crédit photo : Les Piqueteros

Contact

piqueteros@listes.infini.fr

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Ancrage théâtre

Equinoxe

Hier, tu as fait face, aujourd’hui encore. Et il y a eux, la pression, les enjeux, l’envie, le pouvoir, le désespoir, la jouissance et au milieu de tout ça, il y a la guerre. Ta guerre intérieure, cicatrice interne qui te bloque.
Ton esprit avance. Mais comment se reconstruire sur une faille ?
Éphémérité du temps, du nous et de tout ce qui nous entoure. Finalement, rien n’a de sens et pourtant tout est si important.
Entre violence et réalité, comment trouver sa place, son ancrage et sa stabilité quand tout est en constant mouvement ?

Nous voulons par ce spectacle porter notre parole à l’autre.
Après un processus de création mené autour d’improvisations et de recherches au plateau, notre propos s’est recentré sur la (re)construction personnelle autour d’un traumatisme. Notre principal fil conducteur est donc cette cicatrice interne avec laquelle le personnage principal doit vivre.
La quête de l’identité dans un flot incessant d’émotions, la recherche de ses valeurs dans ce désordre et la rencontre avec soi sont alors tant de tourments qui viennent perturber l’équilibre de ce personnage. Il conserve malgré tout son urgence de dire, urgence de faire, urgence de sentir, urgence de toucher et surtout, son urgence d’être Humain.
Duo au plateau, le spectacle raconte le combat d’un personnage contre lui-même.
Notre principal centre de recherche est, dans cette urgence, l’obligation :
Comment évoluer quand on est obligé de tout ? Obligé de supporter, obligé d’aimer, obligé de naître ?
Comment trouver le contact avec l’autre quand on est submergé par soi-même ?

En résidence du 24 février au 12 mars

Rencontres avec les artistes

Florent Le Doaré et Clément Verbeke proposent au public plusieurs temps de rencontres et de partages : 

Vendredis 28 février et 6 mars à 19h // « Les Vendredis de la création », temps d’échanges ouverts à toutes et tous autour de leur création Equinoxe

Jeudi 12 mars à 19h30 // Sortie de résidence

Samedi 14 et dimanche 15 mars de 10h à 18h // Stage « Du réel à la création », autour notamment de la méthode Lecoq (création corporelle à partir de l’observation de l’environnement) (stage payant 85€ les deux jours)

PSYCHOTHÉRAPIE INSTITUTIONNELLE À ST ALBAN (LOZÈRE)

Notre marche des fiertés ; d’être à douze maquisard.e.s (et membres du Grain) aux rencontres de la psychothérapie institutionnelle à St Alban en Lozère chez François Tosquelles, avec Pierre Delion et plein d’autres.

« La potentialité soignante du peuple est un projet antifasciste »

« Vous avez un pouvoir de malade sur nos vies »

« Rassembler toutes les théories c’est le miel qui se fabrique à partir de toutes les fleurs »

« Une lame n’est rien d’autre qu’une larme sans le R »